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Bordeaux-Toulouse : où passera le TGV ?

Réuni hier à la préfecture de Gironde, le comité de pilotage des Grands projets du Sud-ouest a défini le couloir de 1000 mètres où passera le futur train à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux Hendaye.

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Une étape essentielle a été franchie hier avec la définition du couloir de 1000 mètres qu'empruntera dans dix ans le futur TGV Bordeaux-Toulouse. Il fallait cette réunion décisive du Comité de pilotage (Copil) réunie à Bordeaux pour entériner le fuseau de la future Ligne à grande vitesse promise pour 2018-2020. Composé d'élus, des préfets de région et de Réseau Ferré de France, le Copil a rendu ses arbitrages dans un dossier maintes fois revu et corrigé, les propositions de RFF ayant souvent été amendées pour tenter de coller aux enjeux économiques et environnementaux. Ce fut le cas dans la région bordelaise des Graves où une douzaine de « châteaux » était concernée, mais aussi dans les vignobles du frontonnais, entre Montauban et Toulouse où 240 hectares de surfaces cultivées ainsi que 40 exploitations seront impactés au final. Hier, des responsables d'associations de défense manifestaient encore devant la préfecture girondine.

LE FUSEAU D L'EMPORTE, AU GRAND DAM DES ASSOCIATIONS

Autre sujet très polémique, sur la portion Bordeaux-Hendaye cette fois : le bout de la ligne à grande vitesse vers la frontière espagnole. Face à l'opposition des élus des Pyrénées-Atlantiques, le TGV ne passera pas sur remblais et il a été admis le principe d'enterrer sur la moitié de la distance la voie ferrée pour limiter l'impact du tracé. Soixante maisons seront toutefois détruites. On en avait comptabilisé 2 350 au départ 2350…

Comme on pouvait s'y attendre, ce Copil n'a été qu'une formalité, les recommandations de RFF ayant été entendues avec le choix du fuseau « D » sur les quatre itinéraires en balance entre Toulouse et Montauban.

De fait, les associations, dont le Collectif pour la sauvegarde de nos villages, ont été déboutées. Dans leurs rangs, c'est l'incompréhension, d'autant que Jean-Louis Borloo, présent dans le Lot-et-Garonne vendredi, avait indiqué vouloir « provoquer le moins de nuisances possibles ».

Hier, le préfet coordinateur des grands projets du Sud-Ouest (GPSO), a bien précisé que toutes les mesures seraient prises pour limiter les conséquences du passage de la LGV. Ainsi, un tunnel de deux kilomètres sera bel et bien construit au nord de Toulouse entre Pompignan et Saint-Rustice. Dans les zones urbanisées sensibles, seront engagés des travaux de protection phoniques sous la forme de tranchées couvertes. Une attention particulière » sera portée notamment sur Lacourt-Saint-Pierre et Montbeton. C'est au tour de Dominique Busserau, le ministre des Transports, de valider maintenant ces conclusions.

Source : La dépêche

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